Kerrie Blaise, avocate spécialisée en droit de l’environnement, est nommée récipiendaire du prix Guthrie 2026
La Fondation du droit de l’Ontario a le plaisir d’annoncer que Kerrie Blaise est la récipiendaire du prix Guthrie 2026. Le prix Guthrie, récompense emblématique de la Fondation, reconnaît les champion·ne·x·s exceptionnel·le·x·s de l’accès à la justice.
Me Blaise est avocate spécialisée en droit de l’environnement et fondatrice et directrice principale de Legal Advocates for Nature’s Defence (LAND), un organisme sans but lucratif spécialisé en droit de l’environnement et voué à la justice environnementale et à la défense des droits des peuples autochtones dans le nord de l’Ontario. Établie à North Bay, Me Blaise fait partie du très petit nombre d’avocat⸱e⸱x·s en droit de l’environnement œuvrant dans l’intérêt public et au service des Nations autochtones, des responsables communautaires à l’échelle locale et des organismes sans but lucratif de la région.
« Nos vies sont de plus en plus touchées par les changements climatiques et l’injustice environnementale », affirme Gerald Chan, président du conseil d’administration de la Fondation. « Me Blaise a ouvert une nouvelle voie en matière de protections juridiques environnementales et de droits des peuples autochtones, en donnant une voix aux personnes les plus touchées par les politiques environnementales et les processus décisionnels juridiques, mais qui en ont historiquement été exclues. »
De nouvelles voies pour la justice environnementale et autochtone
Les personnes qui ont appuyé la candidature de Me Blaise au prix Guthrie soulignent son engagement indéfectible, son intégrité et son dévouement. Dans leur lettre de candidature, les avocates de LAND Jenna Brunt et Kanisha Acharya-Patel décrivent Kerrie comme « une défenseuse engagée qui représente les personnes les plus touchées par les projets de développement, les risques environnementaux et le racisme systémique. Elle incarne les obligations professionnelles et éthiques des avocat⸱e⸱x·s de faire respecter la primauté du droit, de favoriser un accès équitable à la justice et de favoriser la réconciliation entre les traditions juridiques de la Couronne et des peuples autochtones, d’une manière conforme aux appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation. »
Me Blaise a fondé LAND en 2023 afin de combler les lacunes en matière de défense des droits environnementaux et autochtones. LAND est le premier et le seul organisme de ce type à œuvrer depuis et pour le nord de l’Ontario; il offre gratuitement des services juridiques communautaires et intersectionnels portant sur des questions de droit de l’environnement et de droit autochtone, mène des actions de défense stratégique et des litiges, et met en place des programmes de mentorat et d’éducation juridique du public.
Me Blaise est une figure de proue engagée de longue date dans la conservation menée par les peuples autochtones. Elle participe notamment à des initiatives pancanadiennes visant à mieux comprendre et à favoriser le recours aux aires protégées et de conservation autochtones, un mécanisme émergent d’autodétermination et d’intendance territoriale autochtones à la croisée du droit constitutionnel, du droit autochtone, du droit de l’environnement et du droit de la conservation et, surtout, ancré dans les lois autochtones et dans la reconnaissance de l’autodétermination.
Dans le cadre de son travail au sein de LAND et de son rôle précédent d’avocate pour les Services du Nord à l’Association canadienne du droit de l’environnement, Me Blaise a représenté des intérêts publics importants dans des dossiers liés à l’environnement, à l’extraction des ressources et à l’énergie devant la Cour fédérale, la Cour supérieure de justice de l’Ontario et de nombreux tribunaux administratifs, notamment le Tribunal ontarien de l’aménagement du territoire, la Commission canadienne de sûreté nucléaire et des commissions d’examen d’évaluation environnementale.
Elle continue de représenter des Premières Nations dans des causes qui font jurisprudence en matière de droits autochtones et de Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Elle contribue également aux efforts menés par les peuples autochtones pour protéger la région connue sous le nom de Cercle de feu, un territoire d’importance culturelle et écologique situé dans le territoire visé par le Traité no 9. Elle a notamment demandé l’autorisation d’intervenir au nom de jeunes autochtones et de responsables communautaires de la Première Nation d’Attawapiskat dans le cadre d’une contestation constitutionnelle visant le projet de loi 5 de l’Ontario.
Faire le lien entre le droit, les sciences et la défense des droits
L’engagement de Me Blaise découle de sa connaissance approfondie du monde naturel et de sa passion pour celui-ci. Elle est titulaire d’une maîtrise en sciences de l’Université d’Édimbourg et d’un baccalauréat en études environnementales de l’Université York. Elle détient également un doctorat en droit de l’École de droit Osgoode Hall et a été étudiante invitée à la Allard School of Law de l’Université de la Colombie-Britannique.
Son expertise intersectionnelle est très recherchée. Me Blaise est membre invitée du volet Droit et politiques publiques du partenariat Conservation through Reconciliation Partnership et préside plusieurs organismes de bienfaisance de premier plan, dont la Nature-Based Solutions Foundation et l’Ancient Forest Alliance. Parmi les autres fonctions importantes qu’elle a occupées figurent celles de coprésidente du Caucus de la planification et des évaluations environnementales du Réseau canadien de l’environnement et de membre nommée par le gouvernement fédéral au sein d’un groupe consultatif sur l’environnement et le commerce international auprès du ministre de l’Environnement et du Changement climatique.
Ce que les autres disent de l’influence de Me Blaise
Extraits des lettres d’appui à la candidature de Kerrie Blaise au prix Guthrie
Me Blaise incarne parfaitement les valeurs et les critères de ce prix grâce à son engagement auprès des communautés défavorisées du nord de l’Ontario. Par l’intermédiaire de son organisme, LAND, elle contribue notamment à l’éducation juridique, à la mobilisation communautaire et au développement du leadership chez les jeunes. Ce travail a donné lieu à plusieurs manifestations pacifiques, à une mobilisation communautaire accrue, à une plus grande sensibilisation médiatique et au renforcement du pouvoir d’agir des communautés locales. »
– Jon Cada, président du conseil d’administration de Legal Advocates for Nature’s Defence, membre de la Première Nation de Mississauga
Ce qui ressort le plus chez Kerrie, c’est sa bienveillance et le profond respect qu’elle porte aux terres, aux eaux et aux peuples autochtones avec lesquels elle travaille. Elle reconnaît les territoires et terres traditionnels d’une manière qui est sincère et non simplement symbolique. Elle comprend que notre bien-être physique, mental et spirituel est indissociable de la santé de nos terres et de nos eaux. Elle écoute attentivement nos idées et tient compte de nos points de vue. Elle n’impose pas sa volonté : elle collabore. »
– Michel Koostachin, fondateur, Friends of the Attawapiskat River
Kerrie est une personne redoutable. En seulement quelques années, LAND est devenu une ressource et un partenaire de confiance pour les peuples autochtones confrontés à des enjeux de justice environnementale dans le nord de l’Ontario. Elle déploie des efforts considérables pour se rendre dans des collectivités isolées afin de rencontrer les gens et de discuter des injustices environnementales et des droits des peuples autochtones. Ces collectivités ont un besoin criant d’avocat·e·x·s passionné·e·x·s et compétent·e·x·s. Sa contribution à l’accès à la justice est vraiment remarquable. »
– Jacqueline Wilson, avocate, Association canadienne du droit de l’environnement
Kerrie est consciencieuse, minutieuse et attentionnée, tant envers les personnes avec lesquelles elle travaille à divers titres qu’envers celles dont elle défend les intérêts. » Son dévouement envers l’intérêt public et son engagement sincère en faveur de la justice (environnementale), de l’équité et de l’inclusion sont manifestes. Elle est également très généreuse de son temps et se consacre au mentorat des étudiant·e·x·s. Elle a proposé d’accompagner certain·e·s étudiant·e·x·s de mon programme qui s’intéressent à la justice environnementale. »
– M. V. Ramana, professeur et titulaire de la chaire Simons sur le désarmement, la sécurité mondiale et humaine; directeur par intérim de la School of Public Policy and Global Affairs, Université de la Colombie-Britannique


