
Nous avons commencé l’année 2026 en nous adressant à une toute nouvelle communauté. Depuis 20 ans, le programme de la Bourse d’études sur les questions d’intérêt public (BSIP) de la Fondation du droit de l’Ontario accorde des subventions à des organisations sans but lucratif afin de leur permettre d’accueillir une ou un stagiaire. Pour la première fois dans l’histoire du programme, nous avons réuni les stagiaires pour qu’ils fassent connaissance les uns des autres et pour qu’ils nous rencontre.
La BSIP répond aux besoins du public en matière d’aide juridique et offre aux stagiaires une expérience précieuse en droit de l’intérêt public. Sans elle, de nombreuses organisations n’auraient pas les fonds nécessaires pour accueillir des stagiaires. Le stage est généralement l’étape entre l’obtention d’un diplôme en droit et l’admission au Barreau, où les stagiaires deviennent avocats.
Nous voulions rassembler les stagiaires pour 3 raisons : les aider à tisser des liens entre eux, offrir des occasions d’apprentissage utiles, ainsi que renforcer leur connaissances de la Fondation et leurs liens avec elle.
Le réseautage et l’acquisition de compétences sont importants pour tout groupe en début de carrière, particulièrement celui-ci. Nombre d’entre eux sont les seuls stagiaires au sein de leur organisation. Certains sont les premiers stagiaires de leur organisation d’accueil ou les premiers stagiaires que leur maîtresse ou maître de stage a supervisés. La plupart travaillent entièrement à distance.
Nous avons brisé la glace le 29 janvier lors d’une activité sociale de la BSIP. Cet événement informel a permis aux stagiaires de se rencontrer et de réseauter avec d’anciens boursiers de la BSIP, ainsi qu’avec le personnel et les membres du conseil d’administration de la Fondation. À en juger par le niveau de décibels, nous sommes convaincus que tout le monde était ravi de faire connaissance et de découvrir les types de travail accomplis.
Le lendemain, la directrice générale de la Fondation, Lisa Cirillo, et le directeur des subventions et des programmes, Noah Aiken-Klar, ont accueilli tout le monde à notre première Journée de la BSIP : une journée de perfectionnement professionnel inspire en grande partie des commentaires des stagiaires.
La matinée a été consacrée à un atelier fascinant sur la pratique du droit tenant compte des traumatismes, animé par Yukimi Henry. Elle est travailleuse sociale inscrite et ancienne avocate de la défense en droit criminel, possédant des décennies d’expérience dans la prestation de services de première ligne et la haute direction au sein des soins de santé mentale, des services sociaux communautaires et de l’enseignement postsecondaire. En s’appuyant sur la recherche et sur sa propre pratique clinique et juridique, elle a décrit comment la pratique du droit tenant compte des traumatismes rend l’exercice du droit plus efficace et, tout simplement, « fait de meilleurs avocats ».
Le traumatisme est une réaction à une circonstance unique ou continue qui menace notre sécurité, comme la violence, la négligence et l’insécurité psychologique ou matérielle. Yukimi a expliqué de quelle façon les traumatismes influent sur le cerveau et sur les comportements des gens. Elle a présenté des outils, comme l’enquête compatissante, qui peuvent nous aider (particulièrement les prestataires de services comme les avocats) à modérer nos propres émotions et réactions. Ces outils nous permettent de mieux comprendre et écouter les clients qui peuvent être très émotifs ou portés à la confrontation, et de réagir à leur comportement.
Yukimi a également abordé le bien-être et les soins personnels, et elle a répondu aux questions à ce sujet, qui est crucial pour les avocats, qui poursuivent une carrière stressante. Elle a utilisé l’analogie de la pierre et de la balle de caoutchouc. Bien qu’une pierre demeure solide sous la pression, elle finit par se briser. Une balle de caoutchouc, quant à elle, absorbe la pression et reprend sa forme initiale. Les soins personnels nous aident à être comme cette balle de caoutchouc.
En après-midi, nous avons tenu une causerie informelle (sans le foyer) avec un groupe d’avocats chevronnés représentant le gouvernement ou les organismes sans but lucratif et travaillant dans le domaine de l’intérêt public, des politiques juridiques ou de la pratique privée. Ils ont souligné la diversité et la richesse des perspectives de carrière en droit d’intérêt public et ont donné aux stagiaires l’occasion de poser des questions et de demander des conseils dans un milieu bienveillant.
Lili Pach, gestionnaire de subventions de la Fondation et ancienne avocate spécialisée en droit de l’immigration, a modéré avec brio la discussion avec les panélistes : Me Raj Dhir, sous-ministre des Affaires autochtones et de la Réconciliation économique avec les Premières Nations; Me Josh Eisen, avocat interne, FCJ Refugee Centre; Me Laura Snowdon, avocate, Commission du droit de l’Ontario; et Me Tina Yang, associée chez Goldblatt Partners.
Les panélistes ont relaté leurs parcours professionnels variés et parfois sinueux, ont offert des conseils personnels et professionnels sur le maintien d’une pratique juridique saine et ont répondu aux questions pressantes du groupe. Les stagiaires ont profité de conseils de carrière profonds et pratiques, tels que « un détour n’est pas un échec » et « n’achetez pas autant de complets! ».
Nous avons été ravis de passer du temps avec les stagiaires ainsi que nos généreux et impressionnants conférenciers invités. Nous sommes très satisfaits du lancement des événements de la BSIP et les premières rétroactions nous encouragent à en tenir égulièrement. Nous souhaitions rassembler ce groupe de stagiaires afin d’élargir la communauté de la BSIP. Nous les encourageons à se voir les uns les autres, ainsi que la Fondation, comme une source de soutien et de liens pendant qu’ils poursuivent leur parcours en faveur de l’accès à la justice.
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